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La dernière nouvelle |
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bourguignon a ses règles comme le français
- par Lezonard
le 17/01/2010 @ 14:42
Le bourguignon a ses règles comme le français. ( LÀ MoiraoYE , Vot. des Noili, au mot Vicu.) DE L'ARTICLE. L'article est indicatif ou défini, comme : Sing. — Le et quelquefois lou, le; lai et quelquefois ley, la. Plur. — Lé, les. Il est énonciatif ou indéfini, comme : Ein, in, eun, et, devant une voyelle, ène, un, une. Dans le dialecte bressan, un se dit na. Na cauderono dé ri, un chaudron de riz. (Voir lesNoëls bressans, p. 6.) DU SUBSTANTIF. Les paysans ne se sont pas inquiétés s'ils amalgamaient bien ou mal les éléments dont ils se servaient pour leur langage ; ils ne se sont pas occupés des signes distinctifs du nombre : aussi disent-ils indifféremment cardinal ou cardignau, mau pour mal, chewu pour cheval; — a, e ou et se changent en la diphthongue ai. Les Bourguignons disent bontai pour bonté, flaigôlai pour flageolet. En devient an. Us écrivent instruman au lieu d'instrument. Au se change en éa. Novéa au lieu de nouveau. DE L'ADJECTIF. L'adjectif est invariable et n'a, pas plus que le substantif, le signe du pluriel. Au surplus, quelques langues modernes régulières suivent cette loi. L'adjectif numéral a sa division, comme partout ailleurs, en ordinal, comme premei, premier, etc., et en cardinal, comme in, un, etc. ÉNUMERATION DES NOMBRES CARDINAUX. - Ain, ein, in, eine, eune, un, une
- deu ou deus, deux
- troi
- quatte
- cin (devant une consonne), cinq (devant une voyelle);
- six
- set
- hiu
- nef
- di
- onge
- dôz,
- traiz,
- quetorze
- quinze
- seze
- diset
- disveuït
- disnef
- vint (i).
DU PRONOM. PRONOM PERSONNEL. Première personne : je, i. Je mainge ou i mainge; je maingeon ou i maingeon. On mige II est inutile de pousser plus loin cette nomenclature ; je ferai seulement l'observation que cent s'écrit cen, et que mille se prononce en mouillant d'une manière affectée les II. Je profite de cette note pour donner une autre nomenclature. Saisons. — Le printan, l'étai, l'autonne, l'hyvar. Mois — Janviai, feuvrai, ma, awi, mai, jeun , jeuillai, oou, septambe, octobe, novambe, déçambe. Jours De La Semaine. — Lundi, madi, mékeurdi, jeudi, vanrdi, saimedi ou sabaidi, dimainche. Confond ainsi, pour l'emploi du pronom, le singulier avec le pluriel. Cependant, avec le substantif, on dit no, nous, et nos après une voyelle. Nos autre. Deuxième personne : tu, te. Troisième personne : ai, el, i, il; lei, elle, elles; leimoime, elle-même; lor, eux; comman lor, comme eux; lu, lui; lo, los, lote, lor, leur, leurs.
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Le bourguignon a ses règles comme le français. ( LÀ MoiraoYE , Vot. des Noili, au mot Vicu.) DE L'ARTICLE. L'article est indicatif ou défini, comme : Sing. — Le et quelquefois lou, le; lai et quelquefois ley, la. Plur. — Lé, les. Il est énonciatif ou indéfini, comme : Ein, in, eun, et, devant une voyelle, ène, un, une. Dans le dialecte bressan, un se dit na. Na cauderono dé ri, un chaudron de riz. (Voir lesNoëls bressans, p. 6.) DU SUBSTANTIF. Les paysans ne se sont pas inquiétés s'ils amalgamaient bien ou mal les éléments dont ils se servaient pour leur langage ; ils ne se sont pas occupés des signes distinctifs du nombre : aussi disent-ils indifféremment cardinal ou cardignau, mau pour mal, chewu pour cheval; — a, e ou et se changent en la diphthongue ai. Les Bourguignons disent bontai pour bonté, flaigôlai pour flageolet. En devient an. Us écrivent instruman au lieu d'instrument. Au se change en éa. Novéa au lieu de nouveau. DE L'ADJECTIF. L'adjectif est invariable et n'a, pas plus que le substantif, le signe du pluriel. Au surplus, quelques langues modernes régulières suivent cette loi. L'adjectif numéral a sa division, comme partout ailleurs, en ordinal, comme premei, premier, etc., et en cardinal, comme in, un, etc. ÉNUMERATION DES NOMBRES CARDINAUX. - Ain, ein, in, eine, eune, un, une
- deu ou deus, deux
- troi
- quatte
- cin (devant une consonne), cinq (devant une voyelle);
- six
- set
- hiu
- nef
- di
- onge
- dôz,
- traiz,
- quetorze
- quinze
- seze
- diset
- disveuït
- disnef
- vint (i).
DU PRONOM. PRONOM PERSONNEL. Première personne : je, i. Je mainge ou i mainge; je maingeon ou i maingeon. On mige II est inutile de pousser plus loin cette nomenclature ; je ferai seulement l'observation que cent s'écrit cen, et que mille se prononce en mouillant d'une manière affectée les II. Je profite de cette note pour donner une autre nomenclature. Saisons. — Le printan, l'étai, l'autonne, l'hyvar. Mois — Janviai, feuvrai, ma, awi, mai, jeun , jeuillai, oou, septambe, octobe, novambe, déçambe. Jours De La Semaine. — Lundi, madi, mékeurdi, jeudi, vanrdi, saimedi ou sabaidi, dimainche. Confond ainsi, pour l'emploi du pronom, le singulier avec le pluriel. Cependant, avec le substantif, on dit no, nous, et nos après une voyelle. Nos autre. Deuxième personne : tu, te. Troisième personne : ai, el, i, il; lei, elle, elles; leimoime, elle-même; lor, eux; comman lor, comme eux; lu, lui; lo, los, lote, lor, leur, leurs. 
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